
Plus particulièrement dans les cantons protestants réformés, les autorités tentèrent dès le XVIe de proscrire l’exercice de la musique folklorique et de la danse.
Le canton d’Appenzell interdit ainsi, à partir de 1570, de jouer du tambour, de siffler et danser au son d’instruments à cordes. On entendait par instruments à cordes le hackbrett, mais peut-être aussi le violon (la vielle), voire les deux. Pendant longtemps, les autorités ont lutté contre la musique populaire qui se répandait dans tout le pays en dépit de toutes les interdictions.
Registre des mandats du canton d’Appenzell:
Fac-similé de l’interdiction de la danse en 1571
«…darum sol aller maincklich wyssen, das man jm gannzen Lanndallenthalben nüt sol tarf tannzen, weder tag nach nacht, ouch weder an kilwina nach hochzit vnd andery fest ganz kainer Lay saitten spil, ouch weder tromen nach pfifen bruchen….»
(«...c’est pourquoi il est annoncé par la présente qu’il est interdit de danser dans tout le pays, ni de jour, ni de nuit, ni à la kermesse, ni aux mariages, ni à aucune autre fête. Il est interdit de jouer d’un instrument à cordes, de jouer du tambour, de la flûte ou du sifflet...»)
